jr-50reunion-121031-passif-12

L’isolation est souvent la première étape pour améliorer l’efficacité énergétique d’un bâtiment et réduire ses dépenses énergétiques. En effet, il serait contre-productif d’installer un chauffage plus économe et écologique (pompes à chaleur, panneaux solaires thermiques, chaudières à biomasse par exemple) si le bâtiment n’est pas isolé. L'isolation doit par contre être systématiquement associée à un bon système de ventilation (naturelle ou assistée mécaniquement).

L’isolation thermique, si elle est correctement réalisée, est utile à toutes les saisons de l’année : l’hiver, elle réduit les déperditions de chaleur à travers les parois ; l’été, elle empêche la chaleur et le rayonnement solaire extérieur d’entrer. Elle permet également de supprimer « l’effet paroi froide » : les murs non isolés et les fenêtres, par contact avec l’air extérieur, deviennent froids l’hiver et peuvent générer des sensations d’inconfort. Ainsi, une bonne isolation améliore le confort intérieur et permet de diminuer les besoins en énergie (chauffage l’hiver et climatisation l’été), et donc ses factures.

L’isolation doit être réalisée en priorité au niveau des zones où les déperditions sont les plus importantes. Dans un immeuble, les lieux et proportions des déperditions sont approximativement les suivantes :

deperditions immeuble2

Ainsi, pour maximiser les effets de l’isolation, celle-ci doit porter au maximum sur l'ensemble de l’enveloppe de l’immeuble - le choix se fera en fonction de l’état du bâti existant : isolation des toitures et des combles, des murs (par l’intérieur ou l’extérieur) et des sols. La qualité de l’isolant et la qualité de la pose entrent en jeu dans la réussite de l’opération.

Un autre élément important pour limiter les déperditions thermiques d’un bâtiment est son étanchéité à l’air, et par conséquent, la qualité des fenêtres et des parois vitrées. Leurs performances thermiques dépendent de la qualité du vitrage, de la nature de la menuiserie et de la qualité de la mise en œuvre des fenêtres. Les fermetures (volets, persiennes) ont également leur importance pour limiter les déperditions, en été comme en hiver.

Mais attention ! En renforçant l’isolation du bâti et l’étanchéité des fenêtres, on modifie beaucoup l’aération des logements. Il est essentiel de prévoir un système de circulation de l’air dans l’habitat, sans quoi l’isolation peut engendrer des dégradations à long terme, voire des moisissures et des problèmes de santé pour les occupants.

Il faut donc associer à l’isolation un système de ventilation (naturelle ou assistée mécaniquement), qui permette de :

  • évacuer la vapeur d’eau accumulée dans l’air et réguler l’hygrométrie ambiante ;
  • renouveler l’air ambiant, l’assainir, le dépoussiérer ;
  • éliminer les odeurs et polluants intérieurs,
  • oxygéner l’air afin de prévenir la présence de monoxyde de carbone lors de l’utilisation des appareils de chauffage à combustion.