Face aux enjeux posés par le réchauffement climatique et l’épuisement des ressources fossiles, tous les acteurs de la société sont amenés à trouver des réponses conjointes et à leur échelle : pouvoirs publics, secteur privé, individus. Le changement de nos systèmes de production et de notre consommation d’énergie devient une nécessité.

Dans ce contexte, comment agir ? Intervenir sur le secteur du bâtiment s’avère être particulièrement pertinent dans la lutte contre le réchauffement climatique. En effet, c’est le plus énergivore du pays avec près de 43% de l’énergie finale nationale consommée, et il génère près d’un quart des émissions de gaz à effet de serre françaises (sources). C’est aussi un secteur où il est relativement facile d’agir, techniquement et rapidement.

Le Plan Climat de la Ville de Paris

La Ville de Paris a adopté, le 1er octobre 2007, un Plan Climat qui fixe pour objectif la réduction, d’ici à 2020, de 25% des émissions de gaz à effet de serre et des consommations énergétiques du territoire estimées en 2004, ainsi que d’atteindre 25% de la consommation énergétique du territoire provenant des énergies renouvelables. Révisé en décembre 2012 sous la forme d’un « Plan Climat Energie Territorial » (PCET), ce plan vise, parmi ses différents volets d’actions, les bâtiments d’habitat et tertiaire, qui représenteraient 27% des consommations énergétiques de la capitale (source : Ministère de l'écologie, du développement durable et de l'énergie). Le bâti parisien est peu renouvelable et la mise en œuvre du Plan Climat dans ce domaine requiert de pouvoir agir sur l’existant et en particulier d’améliorer la qualité thermique et environnementale de l’habitat privé.

Les opérations d’amélioration thermique de l’habitat privé à Paris

Pour relever ce défi, la Ville de Paris a conduit, depuis 2009, différentes opérations visant à atteindre les objectifs du Plan Climat en agissant sur le secteur du logement :

  • le plan « Copropriétés objectif climat » : mis en œuvre par l’Agence parisienne du climat (APC) depuis 2009, il est un dispositif généraliste qui s’adresse à toutes les copropriétés parisiennes désireuses de s’engager dans la rénovation thermique de leur(s) bâtiment(s) et leur offre la possibilité de bénéficier de subventions pour la réalisation d’un diagnostic thermique et de prestations d’accompagnement à la maîtrise d’ouvrage ;
  • l’Opération d’amélioration thermique des bâtiments (OPATB) du 13ème arrondissement, conduite entre 2009 et 2014, a été conçue pour accompagner de manière renforcée les immeubles d’habitation privé construits entre 1940 et 1981 dans le 13ème arrondissement ; Elle a permis la réalisation de 151 diagnostics thermiques de copropriétés et l’engagement d’une quarantaine de projets de rénovation ;
  • l’OPAH « Développement durable et économies d’énergie » (OPAH 2D2E), lancée en septembre 2012 pour 3 ans, cible un périmètre à cheval entre les 3ème, 10ème et 11ème arrondissements, autour de la place de République. Son propos est d’expérimenter les possibilités d’amélioration thermique et environnementale du bâti ancien parisien (plus d’infos sur www.paris2d2e.fr).

L’OPATB du 19ème arrondissement s’inscrit dans la suite de ces opérations. Elle présente l’originalité d’être la première opération à concerner un arrondissement tout entier.